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04 mars 2008

... en grève digitale...

johnrambo Rambo's philosophy

Après avoir longuement réfléchi à toute l’énergie que me prend l’école et surtout à la pression que moi-même je me mets sur le dos, effrayée à l’idée de devenir mauvaise photographe, je me dis que j’aimerais parfois avoir le stoïcisme bougon de John Rambo face à toutes les questions irrésolues qu’apporte l’invariable souci de la perfection.

Oui, moi aussi j’aimerais dire, sans hausser d’un ton ni sourciller d’un poil : « J’t’emmerde, OK ! », dès que les doutes s’installent et que l’idée vaseuse de l’ « après » augure à mon esprit. Je prendrais la machette que j’aurais soigneusement forgée de mes propres mains et avec philosophie, j’irais dégommer une bonne portion de l’armée Birmane. Car John Rambo, lui, a bien saisi que l’outil c’est l’incarnation de la philosophie du métier. La philosophie de l’arme c’est de tuer. « Live for nothing or die for something ». Certes, dans l’émoi de cette pensée, ça gicle bien jusqu’au 10e rang de la salle de cinéma. La philosophie est une chose mais qu'est-ce que la philosophie sans son ultime point focal, la sagesse ? Si, comme buter un max de keums, ne pas cesser de voir est une philosophie, la sagesse tient quant à elle dans le lâché prise. Rien ne sert de buter sans but. Et John se butte non pas aux Birmans mais à l'esquisse de l'amour. Il reste un homme blessé par la déception (de son outil) car ce pour quoi il se décide à redevenir la guerre, une légère illuminée du nom de Sarah Miller, ne lui permettra pas d’atteindre la sagesse.

La sagesse réside donc dans l'absence de nécessité, de sentiments et dans le cynisme absolu de l'outil.
Ce que, malgré mes vingt-cinq années, je n'ai pas réussi à atteindre en photographie.

Mais en attendant, je m'entraîne et comme John Rambo,
« J' l'emmerde, le monde. »


Flora

Flora_01 Flora_02



What Matters Most

Anne_Gaelle Sabine2

                                        ... relies in things you cannot see yet.


Life seems insignificant
Once I started taking pictures
Now I feel the heavyness
Everyday I open my eyes
Living urges to find prooves
You cannot explain or deny

Graces are sprinkled as unexpected gifts
Rare instants of lucidity and quietness
Announcing tips of dazzling happyness
Can you ever say to yourself
Eh this is far too much for me
Suddenly capturing the meaning of be



Note

Le chef opérateur Robert Elswit s'est vu décerner l'oscar 2008 de la meilleure lumière pour le dernier film de Paul Thomas Anderson, There Will be Blood. Ce qui confirme ce que j'avais dit le 17 nov. 2006 sur mon blog. Quelle visionnaire je fais ! ;o) Enfin les oscars, c'est facile à avoir. La preuve avec Marion Cotillard dans la merde d'Olivier Dahan. Est-ce qu'Olivier Dahan a fait autre chose que des merdes dans sa vie ? (... silence) Non. Il mériterait bien un oscar pour "sa recherche inébranlable à réaliser des merdes".

En attendant qu'Emmanuel Lubezki soit aussi récompensé, je m'en vais cracher sur d'autres cérémonies.



Mars



                                                             ?


 

Posté par vynileettea à 18:16 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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