IMG_1888Punakaiki © guillemette m.

 


Au commencement était la Nouvelle Zélande.

Je suis partie en Nouvelle Zélande pour retrouver ma meilleure amie ainsi que pour développer un projet autour des paysages de l'écrivain Katherine Mansfield. Le voyage avait une durée fixe de deux mois. Je fus logée dans une caravane au camping de Tinwald, près de la ville d'Ashburton, au sud de la ville de Christchurch se trouvant sur l'île du Sud de la NZ.

Le 18 octobre 2013 après avoir passé deux jours en suspension désaccordée, tel Christophe Colomb, je débarque sur le sol quasi vierge de cette île dont les paysages intacts et flamboyants marquent instinctivement ce désir d'exploration et de conquête.




Christchurch, l'échographie.

Mon amie me propose le second jour de mon arrivée par une lettre maladroite si je veux être la marraine de l'enfant qu'elle porte. Sur la lettre qui est une échographie, il est écrit "Would you like to be the godmother/ mentor?". Elle est enceinte de 3 mois mais elle ne resplendit pas la joie de vivre. Je me souviens alors que 3 mois auparavant j'avais rêvé qu'elle était enceinte et que je le lui avais écris dans un mail sous forme de boutade à la fin d'une longue énumération de mes dernières expériences. Elle m'avait répondu que cela n'était pas du tout au programme et qu'elle voulait continuer à voyager et découvrir la Nouvelle Zélande. Les voyages ont toujours été essentiels pour elle. Je m'enthousiasme donc à moitié étant donné la façon dont elle me le présente et de savoir que son compagnon, Richard, 50 ans, 2 fois divorcés, a déjà 6 enfants dont un encore à charge de douze ans prénommé Dallas. Selon ses termes: "Il ne fait pas 50 ans mais 40." et "Il adore les enfants.". Il me faudra attendre la fin du séjour pour comprendre qu'il instrumentalise le désir des autres et ses propres enfants pour d'une part se créer un semblant de personnalité et d'autre part dorer un blason d'autorité et de parentalité qu'il ne possède pas. Je mets donc son manque d'enthousiasme sur le dos d'une fatigue généralisée et passe outre mes appréhensions pour accepter l'honneur d'être la marraine. Moi-même j'aurai envisagé la même chose au vu de notre amitié et complicité. Je reviendrai plus tard sur le mot "mentor" qui signifie "guide" et qui marque déjà la perversion du langage dont je ferai les frais pendant le séjour. Après un court passage aux toilettes de l'aéroport où elle dira "se faire vomir" pour "éviter d'être malade par la suite", clefs, parking et voiture, en route pour le camping sous une voute céleste qui semble trois fois plus vaste qu'en Europe.



Ashburton, le diable est dans les détails.

Les deux premières semaines je découvre le fonctionnement du camping et la vie quotidienne que mon amie a choisi.
J'apprends qu'elle a quitté son travail pour en trouver un autre à côté du garage où travaille Richard. Elle travaille depuis peu à la station service. Je m'inquiète de son état. Je suppose que les odeurs de pétrôle ne sont pas spécialement recommandées pour une jeune femme enceinte. J'apprends aussi qu'elle a vendu sa voiture pour n'utiliser que celle de Heathcliff. Souvent il lui demande de faire quelque chose pour lui pendant la journée: ramener un vélo, aller chercher Heathcliff Junior et l'emmener à son club de tennis. Quand elle vient le voir à son garage, il l'embrasse affectueusement de façon théâtrale et lui prend la main comme une petite fille. Je remarque qu'il lui prend la main tout le temps: quand il marche dans la rue, pour aller à la cuisine du camping, à la poste, dans la voiture et même lorsqu'il conduit sa voiture, il lui prend la main. Comment douter d'un pareil amour? Quand nous allons pécher au bord de l'océan, elle reste prostrée sur la plage, sous 2 couvertures et attend que Junior et Heathcliff aient fini leur partie de pêche. Lorsque nous décidons d'aller marcher, elle préfère rester dans la voiture. Et la fois où nous avons assisté à la tonte des 13 moutons du léonin Heathcliff sur sa parcelle située à une vingtaine de minutes de la ville, elle était aussi restée dans la voiture. Elle ne parle quasiment plus sauf pour évoquer son bonheur absolu avec lui ou un fantomatique passé. Combien elle appréciait le riz que lui avait fait ma mère et combien mon père l'avait réconforté une fois à l'hopîtal ou encore son ancien job lorsqu'elle était au Canada; elle était guide pour les expéditions autour des baleines et avait travaillé dans une boulangerie. Elle me souhaite de trouver quelqu'un comme son Richard, leur amour est sans limites: "Il ferait tout pour moi." Il lui a tout de suite dit qu'elle était "the one". Sans doute a-t-il eu l'élégance et la finesse de le dire à ses précédentes conquêtes. Mais ce n'est pas pareil, évidemment. Il lui fait souvent des cadeaux. Je m'attends donc au George Clooney d'Ashburton. Je ferai la bise à une grand-mère en short. Ses sentiments se disent si forts et son corps exprime définitivement le contraire. Les voisins m'évoquent à plusieurs reprise combien elle était une jeune femme dynamique et joyeuse avant d'épouser la vie du garagiste. Son humour et ces sujets de conversation sont devenus ternes avec son manque d'activité et de contacts avec l'extérieur. Étrangement, elle marche un peu comme lui, en traînant les pieds. Son dos est vouté et elle tente de cacher sa grossesse sous des couches de vêtements informes. Là encore, je mets cela sur le dos de la fatigue mais j'apprends qu'elle se couche très tard et qu'elle tente d'appaiser ses vomissements passagers par des snacks et des grignotteries. Ils ne mangent pas à des heures régulières. Le soir, il faut attendre 22h pour avoir le pavlova ou le rôti de mouton sur la table. On évite l'affluence dans la cuisine. On évite la compagnie des autres. On est bien qu'entre nous. Les tâches ménagères animent les journées de Cathy: faire la lessive et étendre les chaussettes du "Yeti", petit surnom donné à Heathcliff, faire les courses et préparer un dossier pour obtenir la nationalité Néo-Zélandaise.

Heathcliff et Cathy vivent sur le domaine des Hauts de Hurlevent dans une caravane.

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Les fringues sales et les cannes à pêche trainent à côté des casseroles, des pièces mécaniques, des morceaux de bois et de cailloux que Richard collecte un peu partout. Il n'y pas de draps sur le matelas. Ils dorment avec leurs vêtements sur le lit. Ils n'aèrent jamais. Elle prétexte qu'elle ne peut pas ouvrir les fenêtres. Tout s'empile, sans logique. Des photographies ornent le mur et l'ordinateur siège par terre avec les chaussettes. On nage dans le bonheur. Lorsque nous allons ensemble à la bibliothèque locale pour emprunter des livres, je n'ose pas lui dire que ses vêtements sentent la sueur. Apparemment, les machines à laver du camping ne lavent qu'à l'eau froide. Je trouverai un moyen au cours du séjour de rajouter de l'eau chaude avant leurs mises en route.


"We're having an adventure."

Un discours totalement contradictoire s'établit.
Elle parle de choix écologique et d'une vie "laid back", détendue, en accord avec la Nature. Je trouve étrange qu'elle doive payer une avocate pour obtenir la nationalité Néo-Zélandaise. Je la sens traumatisée par une récente expérience. Une amie, Jennifer avec qui elle s'entendait très bien, a dû regagner son pays d'origine car elle n'a pas pu obtenir le renouvellement de son visa. Mais Richard Cœur de Lion s'occupe de tout. Il paie l'avocate. Il paie une avocate mais il loge dans une caravane dégueulasse. La logique indubitable: ils vivent au camping pour l'étang afin que son fils puisse y pêcher. 2 rivières entourent Ashburton. A 30 minutes, la mer. Cathy a pourtant refusé de se marier avec lui lorsqu'il lui a proposé. Elle tient à me rappeler qu'elle est vraiment amoureuse de lui et que comparé à d'autres personnes qui cherchent à obtenir le visa pour des raisons fallacieuses, eux, sont intègres. Et puis Richard lui construit une maison, au bord de la mer et aux pieds des montagnes. Nous irons la visiter bientôt. J'ai grand hâte de voir autre chose que le fourbis qui pue. Il m'a d'ailleurs montré les plans avec sa conviction de prétendu architecte.
Heathcliff me prête un pied photo qu'il avait offert à Cathy, une des pièces du pied se casse au bout de 5 jours. Je suis bloquée. Je lui propose d'aller retourner au magasin pour lui afin de l'échanger. Je comprends qu'il est mal à l'aise. Il dit qu'il va le réparer. Il est l'homme qui sait tout faire, l'homme de toutes les situations. Bien évidemment, cela n'arrive pas. Je comprends un peu tard qu'il fait exprès de s'encombrer de choses de mauvaises qualité ou qui ne servent à rien pour donner l'illusion qu'il va en faire quelque chose ou les réparer. Cela lui renvoie une bonne image de lui-même.
En acceptant le jeu de Heathcliff, ma vie se paralyse. Je deviens dépendante de lui pour tout. Il faut attendre Heathcliff pour manger. Il faut attendre qu'il rentre du travail pour aller au cinéma avec lui mais puisqu'il est tellement dévoué à son garage, il ne rentre JAMAIS à l'heure dite. Heathcliff n'a pas d'heure. Il faut attendre qu'il répare le pied. Il faut attendre qu'il récupère son Dallas ou une voiture. Il faut attendre que Heathcliff rentre de sa partie de pêche. Il faut attendre le messie tout le temps. Nous restons donc dans l'expectative du miracle. Parfois Heathcliff ramène à manger et le miracle convivial prend la forme du logo pizza hut. Nous dégusterons les restes froids du prodige le lendemain, sur une aire routière.
Quant au choix écologique, je m'étonne de ce discours lorsque je vois l'état de ses voitures alors qu'il est garagiste: deux bagnoles des années 80 dégeulasses remplies de capsules de bouteilles de bière alors que celui-ci prétend arrêter la boisson. Sachant son antipathie pour l'alcool, je m'étonne d'ailleurs du choix de Cathy à aimer un homme qui a le visage d'un alcoolique, le nez ridé par des veines cramoisies, et qui dit souhaiter arrêter de travailler pour fonder... sa propre marque de bière. Il me propose d'apprendre à conduire une de ses voitures qu'il a lui même avalisé au contrôle technique. Sa voiture pue l'essence. Ses freins douteux. Vers la fin du voyage, je comprendrai qu'il me l'avait laissée car ma sécurité n'était pas assurée. Je trouvais bizarre qu'il vérifiasse sans arrêt ses carosseries que nous empruntions pour de courts voyages vers le nord de l'île. Il s'était d'ailleurs permis après m'avoir dit d'aller me faire foutre ("Fuck Off!" dans le texte) de vérifier le moteur avant que je l'utilise pour rentrer au camping seule. Je me suis retrouvée à freiner fortement sur les freins à un rond point, le siège du conducteur et tout mon corps se sont mis à se projeter dangereusement vers le parebrise avant. Je n'étais qu'à 30km/h.




Chaque voyage à l'extérieur du camping devient vite un calvaire. Nous ne sommes jamais prêt à l'heure, il faut amener le moteur du bateau et les 16 canettes de bière. Je finis par faire 8h de route, prostrée entre mon sac à dos, un jerrican d'essence, la glacière et 3 couvertures. Sur le siège arrière, je ne peux même plus bouger ni voir la tête de mon voisin. On me dit que l'on peut s'arrêter pour faire des photos lors du voyage mais depuis que je leur ai donné des photos de leur bonheur absolu pour qu'ils les envoient à l'avocate, on ne s'arrête plus. D'ailleurs, je me souviens avoir demandé à Heathcliff de s'arrêter au Lac Tekapo pour faire une photo alors que Cathy dormait sur le siège passager et celui-ci a fait semblant de ne pas m'entendre, me laissant avec ma frustration. Je raconterai à ce propos une autre misérable aventure qui me fit réaliser combien il commencait à m'utiliser contre mon amie et retourner chaque situation contre moi.
Les relations se dégradent depuis que j'ai expliqué à Cathy qu'elle n'était pas cohérente entre la réalité et ses projets. Lors d'un voyage vers la West Coast, je prends enfin conscience de l'emprise psychologique et matérielle d'Heathcliff sur Cathy et me mets à pleurer silencieusement à l'arrière de la voiture. Je m'explique. Le délire persiste. Ma présence semble devenir problématique. Le regard de mon amie change. Elle s'esquive de plus en plus ou revient joyeusement vers moi pour m'inviter au restaurant ou à une énième partie de pêche où elle attend prostrée sur un banc. Je lui exprime qu'elle semble malheureuse. Elle nie. Je n'arrive plus à comprendre ses réactions. Je la pense dépressive. Je fais tout pour essayer de la sortir de cet état en évoquant les voyages qu'elle m'avait promise. Elle se dit fatiguée et mal à l'aise en voiture. Je n'insiste pas et finis par la laisser seule et à faire mes expéditions en solitaire pour retrouver le plaisir de photographier les paysages de la Nouvelle Zélande. Il m'est de plus en plus difficile de la voir si gravement rejetée et embrassée par ce tyran victimaire qui ne pense qu'à être l'ami de son fils et à aller pêcher. Dallas est un enfant mal élevé, qui joue avec son ballon dans la cuisine et ne connaît pas les règles d'hygiène basique. En deux mots: il pue. Il ne se lave que très rarement. Là encore, le discours met la faute sur sa mère. C'est elle qui est sale et c'est elle qui l'empèche d'être un garçon épanoui. Au vue de l'expérience de la caravane et du délire relationnel qui entoure le garçon, je comprends que le père est un irresponsable qui tente plus à obtenir les faveurs de son fils qu'à lui procurer une éducation et une autonomie future.


Culpabilité et perversion du langage.

Au bout de 3 semaines, je commence à me sentir coupable. Je deviens l'invitée ingrate. Je comprends que l'on est en train de m'exclure de la réalité et de la normalité tout en m'invitant à partager une pensée totalement régressive. La régression prend forme dans le discours illusoire permanent. L'idée de se croire écologique et de rouler avec des voitures polluantes, de ne pas acheter des produits avec des emballages et d'aller à l'armée du salut pour se vêtir ou bien de se loger au camping pour être en accord avec Dame Nature. Dans mon langage, j'appelle cela le choix de la pauvreté, pas celui de l'écologie. L'idée d'être "relax" et "détendu" dans la façon de s'occuper du quotidien et de soi, pour éviter le simple mot de "paresse". On ne tond pas la pelouse sur la parcelle, c'est à la mairie de le faire. On ne prend pas de douche, on est décontracté. On ne range pas, ce n'est pas important. On oublie le respect de soi et on se pense en victime. On se trouve toujours une raison pour être une loque humaine. On manipule l'honnêteté des autres pour en créer un mensonge. Et on finit par vivre dans la honte.

Chap. I
La visite de Thornfield Hall

Tu comprendras, lecteur, que je mélange désormais sciemment Jane Eyre et Wuthering Heights car question "PN", comme dirait Geneviève Schmidt, Emily et Charlotte Brontë me semblent en avoir décrit de très bons: Rochester et Heathcliff c'est le "genre sérieux" top de la crème du PN.



Mais revenons à nos moutons.
Avant mon arrivée en NZ, Cathy me demandait d'envoyer mes lettres et mes présents (je lui envoyais surtout des livres) à l'adresse de sa future maison. Je m'exécutais. Un jour nous décidons donc d'aller visiter la maison dont la finition doit se réaliser avant la naissance du bébé. Lorsque j'étais en France, elle m'avait précisé par email que la maison se situait au bord de la mer et au pied des montagnes. Je t'avoue, lecteur, ce jour là, j'étais très contente de sortir de la caravane. Nous prenons l'un des deux tacots et traversons pendant une vingtaine de minutes des champs et des champs avant de rouler sur une route de gros graviers et nous poster devant une allée de pins. Et là, que d'émerveillement, la maison!

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Soyons rassuré le bout de tole que nous distinguons au fond n'est autre que le hangard à bateau, soit dit en passant la probable résidence secondaire dédiée aux nombreux invités. Mes hôtes descendent de voiture et main dans la main se postent devant leur verger. J'observe avec eux les maigrelets arbustes que Heathcliff a planté. L'amour n'a pas de prix. Il a trouvé judicieux de planter d'abord les arbres avant les fondations de la maison. De mer, je ne vois rien. Il faudra encore prendre la voiture et cahoter sur une route sinueuse pour trouver une plage de caillasses. De montagne, il faudra 3 heures de route pour en voir les généreuses couleurs. Un silence abyssal souffle sur la plaine. Je reste coite. Un silence abyssal envahit mon cerveau. Cette divine comédie me ferait presque abandonner tout espoir. Je suis peut-être au seuil de l'enfer: la bêtise.

Les résidents actuels du manoir sont au nombre de 13. Ils nous regardent d'un air hébété avec leur laine crottée. Je commence à sentir mon pelage déprimé moi aussi. Je lèche la main du veau du voisin. Je gambade dans les prés. Un lièvre détale. Je détale à mon tour. L'herbe me caresse la couenne. Tout à coup, je m'écrase sur le sol violemment. Je ne peux pas passer à travers. Quelle drôle d'idée? Je persiste. Ma tête est coincée dans les barbelés. Une figure imprécise en salopette se rapproche. Je dois fuir et vite. Au loup! Au loup! A l'aide, Mr. Seguin! Moi aussi je sais faire semblant, semblant d'être heureuse, semblant de m'amuser à marcher dans la merde, semblant d'aimer la vie à la campagne chez les attardés, semblant d'aimer pêcher, semblant de me faire chier sur la plage, semblant de boire de la bière, semblant d'avoir faim, semblant d'attendre. Je sais désormais tout faire.
En chemin, je me suis oubliée.


Chap. II
Farewell Spit


Voyage à Farewell Spit, les insinuations et la frustration.

 








Rester flou dans la confusion, cacher le mensonge, manipuler.

Richard sait se déprécier au bon moment et se mettre en valeur lorsqu'il le faut.
Il parlait souvent de ses projets de vie (changer de métier, habiter dans une autre ville, construire une maison) pour dégager une personnalité constructive et positive. L'homme de 50 ans a toujours l'ambition d'un homme de 30, c'est évident. Ne reste plus qu'à le voir pour le croire. Il m'avait aussi exprimé combien j'étais quelqu'un de très important pour mon amie et qu'elle avait pris énormément de soin à préparer les voyages que nous devions réaliser, puis après m'avoir flatté, il m'a dit exactement le contraire, à savoir que j'étais un poison et que je lui faisais du mal. Il se dit ne plus consommer d'alcool ou très peu pour son bien. Le premier arrêt à Arthur's Pass que nous avons fait lors de notre voyage vers la West Coast, il s'est carrément pris une pinte de bière à 11h du matin et m'en a offert une par la même occasion, que je n'ai pas pu finir. Sans doute un geste de cordialité locale. LOL. Le 2nd voyage, à Okiwi Bay, il prétexte une réunion avec ses fils et son cousin pour acheter 2 énormes packs de bière en argumentant que c'est une tradition Néo-Zélandaise. reLOL. Combien de fois m'a-t-on servi la tradition NZélandaise pour excuser l'alccol, la misère, la saleté et le manque de respect! Je ne pourrai même pas les compter. En bon pervers narcissique, c'est aussi une personne sans relief, qui s'approprie les actions des autres pour les faire siennes. Un jour, il est venu près de ma caravane ostensiblement en sueur, la serviette autour du cou pour me dire qu'il était allé courir pendant une heure le long de la voie ferrée. J'ai trouvé cela étrange car c'est en effet ce que je faisais moi 2 fois par semaine pour évacuer la pression psychologique que je n'arrivais pas à analyser. J'ai compris un peu tard que c'était un nouveau mensonge et que puisqu'il n'avait pas de personnalité , il s'en construisait une fausse à travers des masques, et en copiant la personnalité des autres. Trait de caractère que j'ai retrouvé dans certains mensonges de son fils, Dallas ou lorsqu'il se mettait à ouvrir un livre et prenait un regard absorbé, pour feinter l'intérêt. Comme tout manipulateur, tout se joue à l'affect. J'ai donc soupé des argumentaires vicieux du fameux "jugement" et de "l'ingratitude".

 



Le piège se resserre.


Voyage à Picton, "Dallas ton univers impitoyable".



(texte en cours)








(texte en cours)

 

 Internet m'a sauvé.



(texte en cours)